

Histoire
de la création de
l'Association Française Buchenwald Dora et kommandos (*)
L'association
a été fondée dès le retour des Déportés, le 1e juillet 1945, par deux
personnalités de premier plan, tous deux déportés à Buchenwald.
Ils animèrent la résistance interne des Français dans le camp, et prirent
une part majeure à sa libération :
- Marcel Paul (1900-1982), ancien militant syndicaliste et élu
communiste de Paris, résistant de la première heure, qui fut après la
guerre ministre de la production industrielle du général de Gaulle et
créateur de l'EDF;
- le colonel Frédéric Henri Manhès (1889-1959), adjoint pendant
la Résistance de Jean Moulin, Président du Conseil National de la Résistance
(C.N.R.).
Constituée au départ pour maintenir les liens de solidarité unissant les rescapés des camps de Buchenwald, de Dora et de leurs kommandos, et défendre leurs intérêts matériels et moraux, l'activité de l'association s'est rapidement élargie à l'ensemble des actions de défense et de diffusion de la mémoire de la Résistance et de la Déportation dans ces camps, en s'ouvrant aux familles et aux sympathisants.
C'est ainsi que l'association comprend aujourd'hui environ 1800 adhérents, dont 600 anciens Déportés, 450 épouses et veuves, 450 descendants, enfants et petits-enfants, d'anciens Déportés, 300 amis.
La direction de l'association a été assurée pendant dix ans par Guy Ducoloné, Président de l'association, ancien vice-président de l'Assemblée Nationale, ancien Déporté Résistant.
Les
congrès de l'association, tenus à Nantes en octobre 2001, à Compiègne
en octobre 2003 et à Paris en juin 2005 ont désigné comme président
un fils de Déporté-Résistant, Jean-Claude Gourdin.
Cette nomination est la concrétisation de la volonté de l'association
de perpétuer son activité par les descendants des Déportés.
Le
Secrétariat est assuré par une autre fille de déporté, Dominique
Orlowski, Secrétaire Général, ancien Déporté, et par deux Secrétaires
Administratives :
- Dominique Labigne, fille de Déporté Résistant
- et Catherine Guérin.
Plusieurs bénévoles apportent leur aide pour les activités de l'association, au siège, comme dans les Comités Régionaux.
Les buts de l'association sont :
(*) Le terme de " kommando " désignait les camps extérieurs de travail, souvent très éloignés (parfois des centaines de kilomètres) des camps principaux de Buchenwald et de Dora, mais dépendant administrativement d'eux (il y en avait environ 160 à la fin de la guerre).