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"Jedem das Seine"

Mémoire des prêtres martyrs du national-socialisme
Chrétienté / 4 novembre 2006

700 prêtres furent internés dans le camp de concentration de Sachsenhausen. Un monument à leur mémoire et à celle des 96 qui y périrent fut inauguré aujourd'hui à Oranienburg. Les prêtres, religieux et religieuses catholiques payèrent un lourd tribut au totalitarisme athée national-socialiste avant de souffrir le même martyre sous un totalitarisme plus mondial parce qu'international-socaliste appelé aussi communisme.

Durant la seconde guerre, 2647 prêtres polonais ont péri dans des camps de concentration, soit plus de 20% des 10 017 prêtres vivant en 1939 et plus de 70% de ceux qui furent internés. Comme le disait monseigneur Majdanski, survivant de Dachau, le national-socialisme vouait une haine viscérale à tout ce qui, de près ou de loin, était catholique :

"Je fus arrêté, en même temps que d'autres élèves et professeurs du séminaire car je portais la soutane. Les Allemands qui nous ont arrêtés ne nous ont pas demandé notre identité (ils l'ont fait après, en prison). On peut dire que j'ai été arrêté comme prêtre catholique. C'était pour nous comme si l'on était revenu au temps de Néron et Dioclétien, au temps de la haine envers le christianisme et tout ce qu'il représentait. Le camp de concentration était l'incarnation de la civilisation de la mort: ce n'est pas par hasard que les Allemands portaient des têtes de mort sur leurs uniformes!

Nos bourreaux maudissaient Dieu, méprisaient l'Eglise et nous appelaient les "chiens de Rome". Ils voulaient nous obliger à proférer des blasphèmes contre la croix et le chapelet. En réalité nous n'étions pour eux que des numéros à éliminer. Il nous restait l'alliance avec Dieu, la prière récitée en cachette, la confession faite en cachette. La sainte Eucharistie nous manquait terriblement. Dans cette "machine de mort" les prêtres étaient appelés au sacrifice de leur vie, à être fidèles jusqu'à la mort".

La liste de ces prêtres martyrs persécutés "in odium Fidei" est longue de Dachau au Stutthof : de Saint Maximilien Marie Kolbe à l'abbé Frelichowsky, prêtre polonais et deuxième scout béatifié, sans omettre le bienheureux Carl Leisner et les 108 polonais béatifiés (dont beaucoup de prêtres) par Jean-Paul II et tant d'autres...

"Le martyre du clergé polonais pendant l'enfer nazi fut une page glorieuse de l'histoire de l'Eglise et de la Pologne. C'est dommage qu'un voile de silence soit tombé devant cette page d'histoire" Monseigneur Madjanski.

Lahire

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