
60e
anniversaire de la libération de Dachau. Le 29 avril 1945, les forces
américaines libéraient cet autre camp de la mort
Dhnet
/ 29avril 2005
Une cinquantaine de jeunes Belges et autant d'anciens déportés et ayant-droits ont visité vendredi l'ancien camp de concentration de Dachau (sud de l'Allemagne), où plus de 200.000 personnes ont été détenues de 1933 à 1945 et où plusieurs dizaines d'entre elles sont mortes, souvent de privations.
Cette visite, organisée par l'Institut national des Invalides de guerre (INIG), intervenait le jour-même du 60ème anniversaire de la libération de ce camp par les forces américaines, peu avant la fin de la seconde Guerre mondiale.
D'importantes commémorations sont prévues dimanche dans cette petite ville située près de Munich. Une importante délégation militaire belge, dirigée par le ministre de la Défense, André Flahaut - également compétent pour les anciens combattants et les victimes de guerre - était vendredi du voyage pour accompagner les anciens déportés et les jeunes Belges sur ce site empreint de la barbarie nazie.
Le camp de Dachau a en effet été mis sur pied dès mars 1933, quelques semaines seulement après l'arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler, pour - au départ - emprisonner des opposants politiques (communistes et sociaux-démocrates) dans une ancienne usine de munitions désaffectée, sous le contrôle de la police bavaroise.
Il a ensuite abrité d'autres groupes de prisonniers : des religieux des pays conquis par le IIIème Reich, des témoins de Jehovah, des homosexuels, des «asociaux »...
Dachau a aussi servi de centre de formation pour les SS qui ont ensuite gardé des dizaines d'autres camps de travail ou de concentration répartis dans tous les territoires tombés aux mains des nazis. Ce camp a aussi servi à l'expérimentation de certaines techniques ensuite appliquées dans d'autres camps de la mort.
Même si Dachau n'était pas un camp d'extermination, au moins 32.000 personnes y ont péri durant les douze ans d'existence, un chiffre qui ne tient toutefois pas compte de certaines catégories de prisonniers, comme des juifs ou des détenus provenant d'Union soviétique. M. Flahaut a même évoqué dans son discours le chiffre de 70.000 morts.