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"Chevalet"
"Dans
les camps de concentration prévalait un système draconien
de punitions, qui visait entre autres à briser la dignité
des prisonniers.
Le chevalet en est devenu le symbole. Les châtiments corporels furent
infligés à des milliers de Détenus, maintenus sur
le chevalet, sur la place d'appel"

LES REPRESAILLES, PUNITIONS ET TORTURES A BUCHENWALD
Tout dans les camps était passible de punition : chaque chose et son contraire.
Ainsi avoir les galoches insuffisamment astiquées (ce qui signifiait paresse et manque de respect aux SS) était aussi dangereux que de les avoir trop astiquées (ce qui sous-tendait que l'on avait esquivé le travail) ; avoir les mains dans les poches, relever son col de veste pour couper le vent ou la pluie, ramasser un bout de mégot pour en fumer ses derniers brins de tabac, tout était passible de châtiment pouvant aller jusqu'à la mort.
Les punitions étaient variées : suppression de nourriture, station debout sur la place d'appel en plein froid ou sous un soleil de plomb, pendant douze heures ou plus ; affectation vers les kommandos de travail les plus pénibles, bastonnade sur le chevalet (Bock), sorte de tabouret en bois, sur lequel le déporté devait appuyer son ventre et sa poitrine pour recevoir vingt cinq, cinquante, voire soixante quinze coups de fouet ou de nerf de bœuf sur les reins.