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Le camp de Buchenwald

 

 

"Jedem das Seine"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

Dessin de Léon Delarbre.
" Koula resquilleur. Buchenwald.
Juillet 1944 "
Robert Antelme la décrit ainsi, cette faim " qui déforme la figure, tend les yeux. (…) le poids de l'estomac vide, les mâchoires immobiles ", le copain Jo qui crie à ses camarades déportés: "on le sait qu'on ne bouffe pas. On le sait qu'on a faim (…) Fermez-la, vous allez devenir fous. Si vous voulez bouffer, c'est facile : (…) à l'usine, allez lécher le cul au "Meister" (contremaître), montrez-lui que le copain ne travaille pas (…) Mais n'en parlez pas toujours. Vous êtes des politiques, nom de Dieu ! Vous ne comprenez pas que ça continue, la Résistance, non ? " ("L'espèce humaine", éditions Gallimard, 1957).

LA FAIM A BUCHENWALD

Avec un tel régime, les déficits alimentaires chroniques conduisent à une maladie qu'à Buchenwald on appelle la " Buchenwaldite " et qui tue les déportés par milliers.
Elle se traduit par un amaigrissement tel que le déporté perd d'abord toute sa graisse, puis sa masse musculaire qui fond ; il atteint alors l'état de squelette vivant.

A ceci s'ajoute un œdème important des jambes et des doigts, et une rigidité mentale qui tourne à l'obsession : manger n'importe quoi et parfois à n'importe quel prix ; on se bat pour laper une goutte de soupe par terre, on vole, on tue pour des épluchures de pommes de terre.

66, rue des Martyrs 75009 Paris France - Tel : 01 42 85 44 93 - Mail : buchenwald-dora@libertysurf.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

{coeur}
Association Française Buchenwald Dora et Kommandos