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Le camp de Buchenwald

 

 

"Jedem das Seine"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dessin N°36 de Boris Taslitzky
" Le sommeil dans les boxes "
Dessin N°40 de Paul Goyard
" Dans les lavabos "
Dessin de Pierre Mania. " Des déportés montent à l'appel (portant leurs morts et leurs malades), ils resteront autant de temps qu'il plaira à leurs bourreaux : 3 heures, 4 heures, 5 heures et parfois plus. Beaucoup mouraient; il était défendu de porter secours à ces derniers "
L'appel à Buchenwald
Novembre 1938, civils juifs arrêtés après la nuit de cristal
La place d'appel de Buchenwald
Les châlits de Buchenwald

Après l'appel du matin, les déportés doivent aller au travail au pas de charge. Ils quittent alors l'enceinte du camp sous la surveillance des SS et des kapos, leurs pas rythmés par la musique d'un orchestre composé lui aussi de déportés.

Après l'appel du soir, c'est le retour vers son baraquement, et enfin quelques heures de repos avant de retrouver le lamentable lendemain.

Au début de l'existence du camp, il y avait jusqu'à quatre appels par jour.

Le soir, en rentrant du travail, l'appel peut être plus long. Si le compte n'y est pas, tout est repris depuis le début.

Le 14 décembre 1938, un appel dura dix-neuf heures, car trois criminels restaient introuvables. Vingt cinq déportés mourront de froid sur place, cinquante le lendemain des conséquences de cette nuit.

Le 17 novembre 1939, un porc disparaît de la porcherie. La faim parmi les prisonniers laisse deviner pourquoi. Les SS menacent de faire durer l'appel jusqu'à ce que les coupables se dénoncent. L'appel durera huit heures et les prisonniers seront tous privés de nourriture cinq jours durant!!! Tout ceci pour un porc de vingt cinq kilos...(Archives de Buchenwald, témoignage de Jaro Schaffer).

L'appel dure environ deux, voire trois heures parfois, et se renouvelle quotidiennement matin et soir.
L'appel est une torture pour les déportés. Ils doivent être comptés, recomptés, leur présence ou leur décès est soigneusement consigné.

L'appel

Les déportés de chaque baraquement doivent se regrouper par rangées de cinq sur l'immense place d'appel du camp, se mettre au garde à vous et saluer les SS en faisant claquer tous au même moment leur calot rayé sur la cuisse.

La file est interminable pour aller aux latrines. Ils se lavent à l'eau glacée, doivent mettre au cordeau leur paillasse et leur couverture sous peine de punitions sévères, avalent leur petit déjeuner - une demi-litre de liquide (une eau chaude au goût de café) et un morceau de pain. Rien d'autre pour une journée qui sera harassante, et dont aucun déporté ne sait si elle ne sera pas sa dernière. Tout ceci doit être réglé en une demi-heure.

UNE JOURNEE A BUCHENWALD

Le réveil

Dans un vacarme de coups de sifflet et de jurons, les déportés sont arrachés à un mauvais sommeil à quatre heures du matin en été, cinq ou six heures en hiver.

66, rue des Martyrs 75009 Paris France - Tel : 01 42 85 44 93 - Mail : buchenwald-dora@libertysurf.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

{coeur}
Association Française Buchenwald Dora et Kommandos