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Après l'appel du matin, les déportés doivent aller au travail au pas de charge. Ils quittent alors l'enceinte du camp sous la surveillance des SS et des kapos, leurs pas rythmés par la musique d'un orchestre composé lui aussi de déportés.
Après l'appel du soir, c'est le retour vers son baraquement, et enfin quelques heures de repos avant de retrouver le lamentable lendemain.
Au début de l'existence du camp, il y avait jusqu'à quatre appels par jour.
Le soir, en rentrant du travail, l'appel peut être plus long. Si le compte n'y est pas, tout est repris depuis le début.
Le 14 décembre 1938, un appel dura dix-neuf heures, car trois criminels restaient introuvables. Vingt cinq déportés mourront de froid sur place, cinquante le lendemain des conséquences de cette nuit.
Le 17 novembre 1939, un porc disparaît de la porcherie. La faim parmi les prisonniers laisse deviner pourquoi. Les SS menacent de faire durer l'appel jusqu'à ce que les coupables se dénoncent. L'appel durera huit heures et les prisonniers seront tous privés de nourriture cinq jours durant!!! Tout ceci pour un porc de vingt cinq kilos...(Archives de Buchenwald, témoignage de Jaro Schaffer).
L'appel
Les déportés de chaque baraquement doivent se regrouper par rangées de cinq sur l'immense place d'appel du camp, se mettre au garde à vous et saluer les SS en faisant claquer tous au même moment leur calot rayé sur la cuisse.
UNE JOURNEE A BUCHENWALD
Le réveil
Dans un vacarme de coups de sifflet et de jurons, les déportés sont arrachés à un mauvais sommeil à quatre heures du matin en été, cinq ou six heures en hiver.