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Le camp de Buchenwald

 

 

 



"Jedem das Seine"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dessin de Pierre Mania "

L'évacuation des kommandos sur les routes "

Dessin de Thomas Geve, enfant de Buchenwald, réalisé à sa sortie du camp : " wir sind frei " (nous sommes libres) - 11 avril 1945

Dessin N°98 de Paul Goyard
" Charnier "

" En raison du nombre élevé de morts, et parce que le crématoire manquait de combustible, les SS, durant les dernières semaines avant la libération, firent enfouir les cadavres dans des dépressions naturelles, sur le versant sud de l'Ettersberg. Comme de nombreux prisonniers moururent encore après la libération en raison de leur affaiblissement, les Américains procédèrent à des enterrements de fortune au même endroit et y ensevelirent aussi les morts découverts le jour de la libération "

Contraints par le commandement américain, les habitants de Weimar visitent le camp de Buchenwald
Un détenu désigne un SS

LA LIBERATION DU CAMP DE BUCHENWALD

L'évacuation des camps et celles de milliers de prisonniers ne signifie pas leur libération.

A Buchenwald, l'atmosphère dans le camp est plus tendue que jamais.

Le 3 avril 1945 est le jour du dernier appel des prisonniers. Les prisonniers ne sont plus conduits aux kommandos de travail.

Le 5 avril, 9.000 prisonniers arrivent après l'évacuation désastreuse du kommando d'Ohrdruf à Buchenwald.

Les 6 et 7 avril, les évacuations de Buchenwald sont si nombreuses qu'il reste moins de 25.000 déportés dans le camp. Les évènements s'accélèrent.

Pendant huit ans d'existence, Buchenwald a emprisonné plus de 250.000 hommes, femmes et enfants de toutes les nations.

Plus de 56.000 d'entre eux sont morts de la sauvage répression de Buchenwald. Les survivants n'oublieront jamais.

A défaut de tout pouvoir comprendre ou de tout vouloir expliquer, gardons l'émotion de tous ces destins assassinés et souvenons-nous d'eux tous, pour que demain ne ressemble jamais à hier.

Le 10 avril, des avions de reconnaissance américains survolent le camp. Le Kommandant du camp, Pister, ordonne l'évacuation générale, qui doit d'abord commencer par celle des prisonniers de guerre soviétiques. 5.000 hommes (Russes, Polonais, Tchèques) s'ébranlent en colonnes et quittent le camp. La Troisième Armée américaine est proche, entre Weimar et Erfurt.

La nuit du 10 au 11 avril est des plus tendues parmi les déportés. Tous est possible de la part des nazis. Les SS sont de plus en plus nerveux. 60 prisonniers sont pendus au cours de cette dernière nuit dans le crématoire du camp.

Le 11 avril 1945: le comité militaire clandestin du camp décrète que l'alerte est au niveau 2. Les armes clandestines sont sorties de leurs cache et distribuées. La tension monte d'heure en heure. Une nouvelle alerte aérienne américaine se produit à 11h45. Pister, le Kommandant de Buchenwald, ordonne le bombardement du camp. Le commandant allemand de la base aérienne de Nohra refuse.

13h00: les premiers tanks américains apparaissent à Hottelstedt.

A 14h00: une compagnie de SS se positionne au nord-ouest de la forêt. Au même moment, douze tanks américains pénètrent dans la forêt.

14h30: ordre est donné par le comité militaire clandestin de lancer l'attaque. La tour de contrôle encore gardée par des SS lourdement armés est assaillie; toutes les unités clandestines d'attaque du camp entrent en action. La défense SS est vaincue.

A 15h15, le drapeau blanc flotte sur la tour.

A 15h40, le premier tank américain passe devant le camp, mais ne s'arrête pas et fonce sur Weimar.

A 16h00, une Jeep américaine pénètre le camp. Le drapeau de la liberté flotte déjà, les déportés ont fait 200 SS prisonniers (qu'ils livreront aux Américains, sans même les avoir brutalisés, ce qui forcera l'admiration des militaires de l'armée US) et libéré Buchenwald.

21.000 prisonniers sont sauvés.

Le 6 avril, 46 prisonniers, chefs présumés de la résistance clandestine du camp sont dénoncés (33 sont des antifascistes allemands, 5 hollandais, 4 tchèques, 2 autrichiens, 2 polonais). Les SS ordonnent au doyen du camp (un déporté lui aussi) qu'ils doivent tous se présenter le lendemain. La résistance parviendra à les cacher et à éviter leur liquidation.
Le 8 avril, le comité militaire clandestin du camp donne l'ordre que l'émetteur, soigneusement camouflé, soit activé. Une dépêche capitale est envoyée aux Alliés au nom des déportés de Buchenwald en allemand, en anglais et en russe. Pas de réponse. Une seconde dépêche est alors renvoyée. La réponse arrive, en anglais, et stipule:"KZ Buchenwald. Tenez bon. Arrivons à votre secours. Signé de l'Etat-Major de la IIIème Armée américaine".
66, rue des Martyrs 75009 Paris France - Tel : 01 42 85 44 93 - Mail : buchenwald-dora@libertysurf.fr
Association Française Buchenwald Dora et Kommandos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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