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Le camp de Buchenwald

 

 

 



"Jedem das Seine"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Dessin d'Auguste Favier

" La carrière. Corvée de pierres qui étaient transportées dans le camp pour les constructions de routes ou bâtiments. Des milliers de Déportés sont morts dans ce kommando sous les coups des assassins SS "

Dessin d'Auguste Favier

" Kommando Terrasse. Sous la pluie et dans la boue collante, surveillés par les SS et les chiens "

Torturés, enterrés vivants, battus, abattus, écrasés par la chaleur, ou pratiquement congelés sur place de froid, telles sont les conditions de travail à Buchenwald.

Il y a des kommandos de déportés juifs et non-juifs, des kommandos uniquement d'hommes ou de femmes juifs, la liste est longue et l'univers déporté très cloisonné.

Buchenwald réunit à lui seul 164 kommandos, où s'épuiseront des hommes et des femmes, c'est-à-dire 164 sous-camps. Ils s'appellent Ellrich, Ohrdruf, Gandersheim, Wewelsburg, Weimar-Gustloff, Gelsenkirchen, Essen, Duderstadt, Hasag-Leipzig, Markkleberg etc…

Les kommandos de chargement et de déchargement de matériel lourd, de rails, de terrassement, sont aussi très durs. A tout ceci s'ajoutent en 1944 les terribles kommandos de déblaiement après les bombardement alliés sur les villes allemandes.

LES KOMMANDOS DE BUCHENWALD

Les déportés ayant une qualification manuelle ou ouvrière ont une espérance de survie plus longue que les " intellectuels à lunettes", qui sont directement envoyés à la carrière de pierre.
Mieux vaut dire qu'on est maçon plutôt qu'instituteur ou étudiant.

La grande préoccupation des détenus était d'essayer de travailler dans un kommando qui leur donne un toit et les expose moins au froid, à la neige et la pluie. Ce qui s'appelle en langage de déporté le " kommando de luxe " par rapport au " kommando plein air ".

Les kommandos les moins éprouvants sont les cuisines, les ateliers, la blanchisserie et l'infirmerie. Les plus durs sont la carrière de pierre, où les hommes creusent, cassent la pierre et la portent à main nue, glissant, se relevant à grand peine, le kommando des latrines, et le kommando des charrois (Fuhrkolonne), où les hommes sont attelés, transformés en chevaux et doivent tirer au pas de course les plus lourdes charges, le tout en chantant, ce qui donna aux SS l'idée de les appeler les " chevaux chantants ".

Association Française Buchenwald Dora et Kommandos
66, rue des Martyrs 75009 Paris France - Tel : 01 42 85 44 93 - Mail : buchenwald-dora@libertysurf.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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